Lundi 10 août 2009
             "Paris n'est rien, ni la France, ni l'Europe, ni les blancs... Une seule chose
            compte, envers et contre tous les particularismes, c'est l'engrenage
            magnifique qui s'appelle le monde.
"

                                                                                   (Ella Maillart)




Par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe
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Dimanche 9 août 2009





Par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe
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Dimanche 9 août 2009








Par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe
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Lundi 27 juillet 2009





Par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe
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Lundi 27 juillet 2009

pho

Question arts culinaires, le Vietnam a de quoi tenir la dragée haute à bien des nations, et ne serait-ce qu'en termes de raffinement et de variété, la gastronomie qui s'y pratique n'a rien à envier à celles du Japon ou à de la Corée, pour ne parler que de l'Asie. Terre d'agapes et de bonne chère. De la frontière chinoise jusqu'au delta du Mékong, c'est partout la même exubérance et le même hédonisme bon enfant dès lors qu'il s'agit de flatter les palais, et à la seule évocation d'un bol de pho, les papilles se dilatent. Il faut dire que l'histoire aidant, il n'en a pas toujours été ainsi (loin s'en faut), et qu'aujourd'hui, il est de bon ton de faire bombance, sans doute pour rattraper le temps perdu.

"Un pays qui produit plus de 365 sortes de fromages est ingouvernable", assurait le grand Charles. Gageons que l'oncle Ho aurait très bien pu reprendre la sentence à son compte: impossible d'énumérer tous les mets qui de Hanoï à Saïgon, conspirent à façonner une espèce de géographie gustative. Il suffit de savoir que chaque localité fait grand cas de ses spécialités, et qu'une soupe Hu Tieu, par exemple, ne se déguste que dans le sud, de même qu'on ne trouve de nem lui ou de banh khoai dignes de ce nom qu'à Huê, qu'on se le dise!

Mais s'il est en tous cas une chose dont on peut parler sans prendre le risque de s'égarer, c'est de cette convivialité incomparable, méli-mélo de pouillerie chaleureuse, d'odeurs de graillon et d'épluchures, qui fait pousser des cris d'orfraie ou qui enchante, selon que l'on est très à cheval sur la propreté ou pas du tout. Il faut avoir au moins une fois mangé dans une de ces inénarrables petites cambuses de rue, au milieu des commères et de leurs paquets, pour comprendre tout ce qui fait le charme d'un mode de vie résolumment populaire, dans le meilleur sens du terme.  C'est moite, c'est crasseux, ça pue, mais... ah oui, mais...

Et tous les chinatown du monde entier auront beau faire, que ce soit dans le treizième arrondissement ou à San-Francisco, il leur manquera toujours "quelquechose". Il leur manquera toujours de ces petits riens qui à force d'imprégnation, participent à ce "mal jaune", à cette espèce de nostalgie presque fiévreuse, mélange d'effluves et de lumières, que l'on retrouve avec délice dans les récits de Lucien Bodard, de Graham Greene, et de tant d'autres encore: c'est qu'ils sont nombreux à avoir succombé aux maléfices de ce pays, tiraillés qu'ils étaient entre dégoût et fascination.

Silence rêveur...




Par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe
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Dimanche 26 juillet 2009

pho

Virée banlieusarde, aujourd'hui, dans un véritable désordre de maisons éparses qui se fait jour, à mesure que l'on s'éloigne du centre et que l'agglomération périclite, entre terrains vagues et étangs de lotus.

Hanoï a sa part de bonhommie rustique, c'est une chose entendue, non qu'elle soit un village à proprement parler, mais une sorte d'influx campagnard la traverse en lui donnant un je-ne-sais-quoi d'assez inimitable, même si, de plus en plus, l'horizon est obstrué par ces gigantesques villas cossues et boursouflées qui fleurissent sur un sol arrosé de pots-de-vin. Les bâtiments officiels ne sont pas en reste, d'ailleurs, à ceci près qu'en général, ils passent sans transition de la peinture fraîche à une décrépitude lépreuse, et les immenses portiques dont ils sont affublés ne suffisent plus à leur redonner de l'éclat, fût-ce à grand renfort de slogans et de mots d'ordre, à l'orthodoxie quelque peu bêtasse, il faut bien en convenir.

Et que dire de ces haut-parleurs nasillards que l'on trouve un peu partout, dans les rues, accrochés au sommet des réverbères, et qui sont censés dispenser la bonne parole? D'habitude, ça commence de bon matin, à l'heure de la gymnastique et des bols de soupe aux nouilles: mélodies sirupeuses, tout d'abord (pentatonisme d'opérette), auxquelles succèdent toute une litanie de pieuses recommandations qui vont de l'hygiène corporelle à la ferveur patriotique, en passant par les derniers ragots du quartier. Tout un appareil vaguement démodé à force de se vouloir persuasif.

Encore que... Surpris une scène édifiante, l'autre jour. Deux fillettes, absolument adorables au demeurant, qui jouaient comme beaucoup de leurs semblables à se frapper dans les mains, l'une en face de l'autre: main droite, main gauche, puis les deux mains, et ainsi de suite, le tout scandé par des... Dien-Bien-Phu (en allongeant bien la dernière syllabe: deux brèves, une longue)...

Tout un monde...




Par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe
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Samedi 25 juillet 2009





Par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe
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Samedi 25 juillet 2009

pho

Observé un phénomène bien singulier, ces derniers temps, en circulant à vélo. Les chaussées sont comme saupoudrées de petits clous bien acérés qui indiquent, beaucoup plus sûrement que ne le ferait un panneau publicitaire, la présence dans les parages les plus immédiats, d'un réparateur... Une vraie mafia! Les plus organisés de cette bande de malfrats sont même de mêche avec de minuscules débits de boissons, installés sur les trottoirs: vous savez, mon bon monsieur, ça prend un peu de temps de changer une chambre à air crevée, et avec cette chaleur... Et il va sans dire qu'avant de pouvoir flairer le traquenard, il faut y être tombé au moins une fois. Mais bon... On ne le dira jamais assez, les affaires sont les affaires, et filous pour filous, battons-nous avec des vrais!




Par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe
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Jeudi 23 juillet 2009





Par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe
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Dimanche 21 juin 2009

pho

Hanoï: saison des moustiques, des grandes chaleurs et des coupures d'électricité inopinées.

Quand on est un pauvre quidam lâché dans cette fournaise suintante, ça veut dire: des nuits aléatoires, sans ventilateur, passées le plus souvent sur les toits ou sur les terrasses, en quête d'un improbable petit courant d'air, à contempler, abruti de sommeil, des nuées d'insectes dont l'activisme forcené pourrait inspirer plus d'une campagne d'émulation collective, puisque c'est la mode par ici. Parfois, on entend même un crapaud-buffle sauter dans une flaque d'eau croupie avec un de ces miraculeux "plop" lacustres qui suffiraient presque à apporter une touche de fraîcheur, pour peu que l'on ait su conserver un brin de candeur.

Hébétude et résignation...




Par Duong Thi Thuy & Didier Latroupe
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lexique

buc tuong: mur
dat nuoc: pays
di dao: promenade
hinh anh: image
huong: parfum
may xua: la chance du début
pho: rue
ra di: départ
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